
23 mai 2010Au seuil du premier article, la question, tout d'abord insidieuse, se pose finalement avec acuité. En effet, quel chemin se frayer dans la jungle cybernétique? Quelle perspective adopter?
Une espèce de dichotomie semble d'entrée s'imposer: écrire pour rendre compte des événements, ou pour tenir procès-verbal de la seule vie intérieure?
La toute première option (événementielle, commémorative)se subdivise elle-même en deux sous-propositions: Kafka, ou Pessoa? Qu'on ne se méprenne pas: je n'ai nulle intention de me comparer à des géants, de m'identifier à des génies. Je convoque simplement d'illustres références, pour éclairer le parcours qui sera le mien ici. À savoir: servir des faits bruts, sans souci d'art, mais dans le dessein de les analyser impitoyablement,jusqu'au vertige, quitte à recourir au mensonge intérieur (Journal de Kafka), ou bien évoquer le réel, si navrant soit-il, avec éloquence et lyrisme, en n'oubliant jamais d'ÉCRIRE (Le Livre de l'intranquillité, Pessoa)? À suivre...










France
[Photo: Pierre Richelet, Traité de la versification française, page de titre, édition originale (1672), exemplaire personnel]